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Regards critiques III

La part sonore du cinéma

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9 février - 8 juin 2009



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entrée libre




Les séances

L'Homme à la caméra de Dziga Vertov, 1929
L'Homme à la caméra de Dziga Vertov, 1929
© D.R.

Retrouvez les archives sonores de l'ensemble de nos manifestations sur notre site www.bpi.fr, rubrique Recherche documentaire/ Archives des débats/Ecouter les débats

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Cycle de projections/conférences proposé par Daniel Deshays sur l'écriture du son au cinéma.

Traité à part, le son est demeuré à l'écart tout au long de l'histoire du cinéma; pour différentes raisons, l'analyse filmique achoppe souvent sur le son. De février à juin 2009, en cinq séances, Daniel Deshays construira une réflexion sur l'écriture du son au cinéma.

« C'est par le croisement du regard et de l'écoute que le questionnement du son va chercher ses réponses. La singularité des expressions engagées par quelques cinéastes tout au long de l'histoire du cinéma nous conduit d'emblée à nous pencher sur la question de la forme sonore. Il ne s'agit pas bien sûr d'établir des classements, car chaque film révèle la spécificité de sa propre forme, mais de dénouer les liens tissés entre le contenu du projet et la part sonore qui le travaille. Le son se tient le plus souvent si caché que l'on ne perçoit pas le rôle fondamental qu'il tient dans l'oeuvre toute entière. Le paradoxe est qu'il n'y ait pas d'historicité agissante. Pour chaque film, la question sonore, quand elle est abordée, repart à zéro. L' « invisibilité » de la puissance décisive du son et son absence d'enseignement tant historique qu'esthétique donné aux décideurs (réalisation et production) maintiennent le son dans sa seule considération technique. Cela a pour conséquence d'entretenir la séparation qui pèse sur le cinéma depuis de nombreuses années (Jean Cocteau s'en plaignait déjà dans les années 30 !).

Si ici chaque film est une exception, ce n'est pas comme objet construit pour le son, cela ne ferait pas sens, du moins pour le moment encore, mais parce que ces cinéastes, pour ce projet précis, ont eu besoin d'aller jusqu'au son pour atteindre leur lieu d'expression. Car le son ne travaille jamais à son propre profit. Héros de la clandestinité, il s'agit aussi ici de lui rendre l'hommage qui lui revient. » (D. Deshays)

Daniel Deshays, ingénieur du son au cinéma, au théâtre et pour le disque, est responsable de l'enseignement du son à l'École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre (ENSATT); il a fondé l'enseignement du son à l'École nationale supérieure des beaux-arts (Ensba). Il est l'auteur de 50 questions pour une écriture du son, Ed. Klincksieck, Paris, 2006

Dans le prolongement de son activité de programmation, afin d'introduire une dimension critique dans la présentation des oeuvres et d'explorer différentes formes d'écriture, la Bpi propose depuis 2008, en collaboration avec les Forums de société, des rendez-vous réguliers d'analyse de films. Chaque cycle est confié à une personnalité différente.


Cette manifestation est organisée par la Bibliothèque publique d'information
pôle Action culturelle et Communication service Audiovisuel
en collaboration avec les Forums de société (Centre Pompidou)
Conception et organisation
Catherine Blangonnet
Sophie Francfort

Projections et enregistrements sonores
Pierre Dupuis
Bernard Fleury
et le personnel de la Régie des salles


Service Communication
Carole Alter, Tél. 01 44 78 45.41 carole.alter@bpi.fr
Cécile Desauziers, Tél 01.44.78.40.24 cecile.desauziers@bpi.fr

Toutes les séances


Lundi 9 Février 2009
19:30    Point de vue et densité
Pour la première séance, c'est un modèle de désignation qui va nous aider à mieux cerner ce propos. Mon Oncle, film situé à l'apogée de la démarche sonore de Jacques Tati, s'avère être de ce point de vue l'exception, c'est un aboutissement, un modèle pédagogique.
Lundi 16 Mars 2009
19:30    Le geste, la matière sonore
C'est la grande liberté prise par Van der Keuken qui nous étonne dans ce triptyque consacré à l'oeuvre du peintre et poète hollandais Lucebert. Il approche la démarche de l'artiste, activant par le son autant l'à-plat des images que les espaces extérieurs qui entremêlent leurs couleurs. Il offre tour à tour au son et à l'image la place de la pâte colorée ou bien de la figure.
Lundi 27 Avril 2009
19:30    L'espace, le silence
Dès la première scène, la matérialisation du silence par les échos lointains engage notre attention. Le dépaysement demeure tout au long de la longue quête que constitue le film. Ici, le son n'arrive jamais pour rassurer, tout surgissement conduit au silence et avec lui l'attente inquiète se prolonge.
Lundi 11 Mai 2009
19:30    Les sons, le studio
L'exemple est suffisamment rare pour devoir le montrer. Après Thérèse (1986), voilà un long-métrage de fiction qui, en raison de son contenu – la privation de liberté, la liquidation d'une population – abandonne dialogue et musique pour ne faire confiance qu'aux sons.
Lundi 8 Juin 2009
19:30    Le direct, le synchronisme
Cette dernière séance nous permet de considérer le son direct, ferment du cinéma documentaire. Le genre à propos duquel le preneur de son Antoine Bonfanti disait: « le son y est politique ».

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